Tage unter

Von Arne Lygre

Aus dem Norwegischen von Hinrich Schmidt-Henkel / Eine Koproduktion mit spielzeit'europa I Berliner Festspiele. Eine Zusammenarbeit mit dem La Colline - théâtre national, Paris

Deutschsprachige Erstaufführung, Repertoire

Dauer: 1 Stunde, 45 Minuten - keine Pause


Besetzung / Team
Mit
Bühne
Kostüme
  • Thibault Vancraenenbroeck
Licht
  • Marion Hewlett
Dramaturgie
  • Anne-Françoise Benhamou / Künstlerische Mitarbeit
  • Almut Wagner
  • Astrid Schenka
Kurzinhalt
Am 22. März: Vorstellung mit französischen Übertiteln
Le 22 mars: avec surtitres en francais

Ein Mann liest auf der Straße drogenabhängige Frauen auf, die er durch Gefangenschaft läutern möchte, um sie am Ende des Prozesses «gesundet» in die Freiheit zu entlassen. In den drei Etagen seines Hauses herrscht eine beklemmende Atmosphäre von Herrschaft und Beherrschtwerden. Als er einen jungen Mann mitbringt, gerät das Gefüge außer Kontrolle. Mit dem Norweger Arne Lygre ist ein Dramatiker zu entdecken, der mit wenigen Worten bestechende Sprachkunstwerke und faszinierende Figuren schafft.

Inhalt

Das Haus liegt einsam. Auch sein Besitzer lebt zurückgezogen, aber er ist dort nicht allein. Immer wieder bringt er junge Menschen aus der Stadt mit, die ihm zulaufen wie streunende Hunde und die von niemandem vermisst werden. Er selbst erhebt sich zu deren Retter und Heiler. Mit Gewalt will er ihre alte angeschlagene Seelenexistenz auslöschen und durch eine neue, durch ihn definierte, ersetzen. Zunächst sperrt er seine Gefangenen in einen fensterlosen Bunker, in dem Schreie und Klopfen ungehört verhallen. Nach und nach werden den gefügig Gemachten Freiheiten eingeräumt bis zu dem Tag, an dem sie hinaus müssen in die Welt – und dazu nicht mehr willens oder in der Lage sind. Erst die spontane Entführung eines Jungen bricht dieses Ritual von Herrschaft und Unterwerfung auf.

Arne Lygre, Jahrgang 1968, ist neben Jon Fosse der wichtigste zeitgenössische Theaterautor Norwegens.
Seine Stücke, die durch das Spiel mit verschiedenen Sprachebenen zwischen dem Konkreten und dem Imaginierten oszillieren, wurden bereits in viele Sprachen übersetzt. Außerhalb Norwegens wird er vor allem in Frankreich von bedeutenden Regisseuren inszeniert. Im deutschsprachigen Theater ist Arne Lygre immer noch zu entdecken.

Der renommierte französische Opern- und Schauspielregisseur Stéphane Braunschweig, der mit dem Pariser Theater La Colline das modernste der fünf französischen Nationaltheater leitet, ist fasziniert von Lygres Sprachkunstwerken. Im November 2011 hat er in Paris *Je disparais* (*Ich verschwinde*) herausgebracht. Nach *Woyzeck* (1999) und *Gespenster* (2008) setzt er mit *Tage unter* seine Zusammenarbeit mit Udo Samel fort.

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Pressestimmen
Le Monde, 26.11.11

"Je disparais", pièce vertigineuse d'Arne Lygre

Une femme est dans sa maison. Cette femme se nomme "Moi". "C 'est ma maison. C'est ici que je vis cette vie qui est la mienne, dit-elle. C'est ici que je m'endors le soir, c'est ici que je me réveille le lendemain. (...) J'a i vécu ici quand j'étais enfant, durant mon adolescence, et durant la majeure partie de ma vie d'adulte. C'est ici que je baise, c'est ici que je pleure, c'est ici que je ris s'il m'arrive de penser ou d'éprouver quelque chose de drôle. (...) C'est ma maison."

Fabienne Darge

Ainsi commence Je disparais, cette étrange pièce que Stéphane Braunschweig donne en création mondiale en son Théâtre de la Colline, et qui permet de retrouver l'auteur Arne Lygre, découvert en France en 2007 grâce à Claude Régy et à sa mise en scène d'Homme sans but. Une femme est dans sa maison, donc, mais très vite cette situation simple et banale se brouille et se trouble, dans l'énigmatique jeu de piste inventé par le dramaturge norvégien.

Car "Moi" doit partir, quitter cette maison qui contient sa vie. Jetée hors de chez elle par une mystérieuse menace qui semble d'abord venue du monde extérieur - guerre civile ? dictature ? catastrophe ? "Moi" attend, pour l'accompagner dans sa fuite, "Mon mari", "Mon amie" et "La fille de mon amie". "Mon mari" ne viendra pas, mais "Mon amie" et "La fille de mon amie", si. "C'était notre ville", constatent les trois femmes. "C'est ici que nous avons vécu depuis des années." Elles partent.

Commence un exode dont on ne sait jamais si les péripéties, qui évoquent celles que vivent les migrants d'aujourd'hui, sont vraiment vécues, ou si elles expriment les angoisses, les peurs, le paysage imaginaire de "Moi", en son exil intime. A la fin de Je disparais, "Mon mari" est seul dans la maison de "Moi". "C'est ma maison", dit-il. "C'est ici que je vivrai la vie qui me reste. J'ai suivi cette pensée. Rester. Accepter le nouveau système. Devenir nouveau." Sans que l'on sache jamais si cet "homme nouveau" qu'il est devenu concerne uniquement sa vie intime - une nouvelle femme - ou l'adhésion à un ordre politique récemment instauré - ou les deux.

Ce doute, cette incertitude font tout le prix des pièces d'Arne Lygre. C'est fou ce qu'il met en jeu, dans les replis de son écriture minimaliste, cet auteur de 43 ans venu d'un pays, la Norvège, qui se croyait sans histoire mais qui, avec la tuerie d'Utoya et l'attentat à la bombe d'Oslo, perpétrés en juillet par un jeune chrétien d'extrême droite, a vu se briser la façade bien lisse de la social-démocratie modèle (Arne Lygre avait écrit sa pièce avant ces événements).

Qui se sent en sécurité, aujourd'hui, à la fois sur le plan intime et sur le plan politique ?

Ce sentiment d'insécurité repose-t-il uniquement sur des bases réelles, ou largement fantasmatiques ? C'est tout cela qu'Arne Lygre tisse avec la question de l'exil et celle de l'identité, amenée de manière tout à fait bouleversante. Qu'est-ce qui la constitue, cette identité ? La maison ?, interroge Lygre comme en lointain écho à La Cerisaie de Tchekhov (car qui vit encore dans la maison de son enfance, de nos jours ?). Le pays, le territoire ? Le corps ? Ou l'imaginaire, un imaginaire contemporain qui fait de nous des "moi" qui disparaissent ? Vertiges.

Stéphane Braunschweig, qui, après les déceptions de Lulu et de Maison de poupée, semble avoir retrouvé toute la plénitude de son talent, la met en scène dans une épure somptueuse, cette pièce qu'il n'est pas question de réduire à un quelconque réalisme. La scénographie, absolument magnifique, signée par le metteur en scène lui-même, installe les "personnages" dans un espace mental démultiplié en blanc, gris et noir, une série de cadres ou d'à-plats lumineux en ligne de fuite, comme autant de chambres de la conscience. La vidéo est utilisée avec une pertinence rare, permettant de figurer, en un des moments les plus émouvants du spectacle, le moment où "Moi" perd les contours de son identité.

Cette abstraction, qui pourrait être froide, est compensée par le jeu des acteurs, que Braunschweig a travaillé sur le fil du rasoir : incarné et concret, il laisse pourtant affleurer l'étrangeté et le mystère. Luce Mouchel ("Mon amie"), Pauline Lorillard ("La fille de mon amie"), Alain Libolt ("Mon mari"), Irina Dalle ("Une étrangère") sont parfaits dans cet équilibre délicat. Mais, à ce jeu-là, c'est l'étonnante Annie Mercier ("Moi") qui gagne : tellement réelle, tellement présente, tellement pleine, avec sa voix rauque et son corps de matrone, qu'elle semble amplifier autour d'elle le vide, la perte de réel dessinés par Arne Lygre.


Französische Pressestimmen

Da ist in einem zugemauerten Haus der Besitzer (Udo Samel) , ein runder und kahl werdender Mann, der allzu gutmütig und verrückt ist; er hält Frau (Claudia Hübbecker) und Mädchen (Bettina Kerl) in einem Bunker gefangen. Er hat die vermeintlich besten Absichten und will ihnen vermitteln, was Freiheit ist. Ein philosophischer Dutroux, dessen Methoden die zweifelhafte Seite mancher Schicksalsgemeinschaften zum Beispiel bei Freunden, Liebenden und der Familie heraufbeschwört. Wenn man wiederholt den Bühnen-Satz „Wir haben einander“ hört möchte man unmittelbar seinen Partner, seine Kinder und Freunde um Entschuldigung bitten für manche Erziehungsmaßnahme, die menschliche Beziehungen mit sich bringen. Nach dem Erfolg von „Je disparais“ findet Stéphane Braunschweig wieder zum Norweger Arne Lygre und zu dessen poetischer Doppelbödigkeit. Die großartigen Schauspielern bespielten grandios die klaustrophobischen Enge des Raums. Liberation, 11.2.12

In einer brutalen Erzählung von Arne Lygre lädt Stéphane Braunschweig eine deutsche Schauspielertruppe zu einer Entgiftungskur ein, die von einem Serientäter angeführt wird. Braunschweig macht die extremen Bedingungen dieser “Geschlossenen Gesellschaft” spürbar und arbeitet sehr genau die zwanghaften Beziehungen zwischen einem Henker und seinen Opfern heraus. Eine fast unerträgliche Atmosphäre zeichnet die Kraft seines Theaters aus, souverän weicht er den Fallen des Spekulativen oder der Sensationsgier aus. Sein Können wird von einer Gruppe hochtalentierter deutscher Ausnahmeschauspieler unterstützt. "Tage unter" benutzt ganz einfache, konkrete Mittel und setzt da an, wo es weh tut. Das Stück zeigt, wie schnell sich selbsternannte Moralapostel und Tugendwächter auf dem Weg der mitleidlosen Moral verirren. Les Inrockuptibles, 8.2.12

Nach Je disparais, seiner Inszenierung vom letzten November, stellt Stéphane Braunschweig ein weiteres Stück von Arne Lygre vor: Tage unter (Jours souterrains), das er auf Einladung der Berliner Festspiele und des Düsseldorfer Schauspielhauses auf Deutsch inszeniert hat. In der Hauptrolle der herausragende Schauspieler Udo Samel, der bereits Braunschweigs Woyzeck und Pastor Manders in den Gespenstern von Ibsen war. Bei dem norwegischen Autor verschwimmt die Grenze zwischen Realität und Fiktion oder Trugbild und diese Fremdheit öffnet neue Perspektiven. Tage unter erzählt die Geschichte einer Geiselnahme: Ein Mann entführt junge Menschen mit dem Ziel, sie vor dem Verderben zu retten. La Terrasse, 02/12

Der Zweifel, die Unsicherheit machen die Stücke von Arne Lygre aus. Es ist ungewöhnlich, was dieser 43-jährige Autor in den geheimen Winkeln seiner minimalistischen Schreibweise aufs Spiel setzt. Er kommt aus einem Land, das sich ohne Geschichte glaubte. Aber die glatte Fassade des sozialdemokratischen Modellstaates ist unwiederbringlich zerstört durch das Gemetzel von Utoya und das Bombenattentat von Oslo - Schreckenstaten eines jungen Christen der extremen Rechten. Le Monde, 26.11.11


Deutsche Pressestimmen

Um gefangen zu sein, braucht es kein Gefängnis. Menschen, genauer ihre Prinzipien, Gefühle oder Versprechungen auf eine bessere Zukunft können genauso an einen Ort fesseln. Die Gefangenschaft mag dann, ähnlich wie bei einem Stockholm-Syndrom, in anderem Licht erscheinen. So jedenfalls ergeht es der Frau in "Tage unter", die einst entführt wurde in ein Haus mit einem verbunkerten Keller, und nun, sich längst behütet fühlend in den neuen Strukturen, zurück soll in die Freiheit. Und zwar vehement, gegen ihren Willen. Der Bunker wird bei Arne Lygre zur Metapher für die Welt mit ihrer Dialektik von Freiheit und Abhängigkeit, Sicherheit und Unsicherheit, Einsamkeit und Gemeinsamkeit. www.nachtkritik.de, 17.12.11

In für das Theater des französischen Regisseurs üblicher Kargheit erschließen sich deutlich die Sprachebenen des norwegischen Autors: das Psychologische, das Surreale, das Parabolische einer Figurenkonstellation, in der jeder Akteur für kurze Momente neben sich treten kann und in der dritten Person über sich spricht. Ein wenig ist Lygres lakonischer Blick auf Zwänge und Herrschaftsstrukturen ein fatalistisches Planspiel, in dem es keine Dynamik, Entwicklung, Kreatürlichkeit geben kann. Die Zerstörung seiner Figuren ist vollendet und bedarf der äußeren Anstöße, der äußeren Welt nicht mehr. DRadio, 17.12.11

Braunschweigs reduzierter Regiestil und sein grau-grobes Bühnenbild passen zu Lygres offenem Text, in den sich Bedeutungsebenen einlagern können wie Putz in einen Rohbau. Er stellt das Stück in ein minimalistisch-massives Bühnenbild mit grauer Steinmauer und einem leeren Zimmer, das sich in Zentralperspektive trichterförmig nach hinten verjüngt. In diesem rohen Gefängnis entfaltet Udo Samel als psychopathischer Menschenerzieher seine Darstellkunst. Er zeigt einen unerbittlichen, still-brutalen Gewaltmenschen, keinen Mephisto, keinen Verführer, sondern einen, der mit Drohungen regiert. Samel spielt das mit grausamer Ruhe, ohne alles Getue. RP, 16.1.12

Getragen wird der Abend von der Performance Udo Samels. Er verkörpert den Mann, der behauptet, aus Weltverbesserungsmotiven zu entführen, und Samel spielt das mit einer mächtigen Präsenz und einem Kraftfeld um sich herum, das höchst spürbar macht, wie seine Opfer seinen Ideen verfallen. www.nachtkritik.de, 17.12.11

Verstörendes Stück, wunderbare Schauspieler – sehenswert! WZ, 16.1.12

Hunger. Gewalt. Isolation. Umjubelte Premiere für einen echten Schocker. Das atemberaubende Bühnenbild zieht den Zuschauer förmlich in den Bunker hinein. Ein Stück, das dir die Kehler zuschnürt. BILD, 16.1.12

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Hintergrund / Interviews

RBB, Inforadio, Vis à vis, 15.12.11, 10:45 Uhr

Udo Samel: Der Buddha unter den Schauspielern

Udo Samel ist einer der gefragtesten deutschsprachigen Schauspieler. Am Samstag und Sonntag steht er in der im Gegenwartsdrama "Tage unter" auf der Bühne des Hauses der Berliner Festspiele.

Ute Büsing hat Udo Samel am Rande der Proben zum Gespräch getroffen.

Ute Büsing: Udo Samel, im Rahmen der Spielzeit Europa im Hause der Berliner Festspiele sind Sie jetzt in der deutsprachigen Erstaufführung von Tage unter zu sehen. Sie spielen den nur „Besitzer“ genannten Herrn über einen Bunker, in dem er willkürlich von der Straße aufgelesene Menschen gefangen nimmt, um ihnen zu helfen, um sie zu bessern. Was hat es damit auf sich?

Udo Samel: Als ich das Stück las und auch mit Menschen gesprochen habe, die das Stück von Arne Lygre gelesen hatten, war natürlich der Reflex bei uns, die wir das wissen, auf Natascha Kampusch und auf Fritzl aus Amstetten und auf die Dutroux sofort wachgerufen. Nun weiß ich aber, dass der Autor von diesen ganzen Vorfällen überhaupt nichts wusste, als er dieses Stück geschrieben hat, und er hat auch irgendwo mal mitgeteilt, wenn er das gewusst hätte, hätte er dieses Stück nie geschrieben. Also es hat einen anderen, für ihn inneren Anlass und hat einen anderen Grund. Das ist ein Mann, den könnte man als einsam beschreiben, weil er sagt, ich war etwas und ich hatte mal was, und heute beschäftigt er sich mit dem Nichts. Im Grunde geht er ins Nichts. Er stirbt am Ende.

Also alle diese Figuren in dem Stück – vier sind es insgesamt – die haben gar nicht so etwas wie einen inneren Resonanzraum, die haben auch keine näher bestimmte äußere Identität, die sind da eigentlich in ihrer jeweiligen Einsamkeit aufeinander geworfen.

Ja, so könnte man es beschreiben. Sie haben also nicht im herkömmlichen Sinne eine – sagen wir mal – Tschechowsche Psychologie, aber sie sind natürlich Menschen und sie haben eine Geschichte, die Geschichte wird auch immer spürbar, und zwar zwischen den Zeilen. Er hält es nicht aus alleine, offensichtlich, und er will bessern und holt Junkies von der Straße, um sie sozusagen zu entwöhnen. Er will sie bessern, weil er merkt, die Welt tut nichts, die Behörden freuen sich, wenn die da auf der Straße sterben. „Das ist einfach so weniger belastend“, sagt er ökonomisch. Also er hat einen – vermeintlich – gesellschaftlichen Anspruch, auch an der Besserung der Welt teilzuhaben und es zu tun. Nur er merkt wohl selber nicht, dass er diese Art des Helfens benutzt, um zu unterdrücken.

Er ist nun ja wirklich alles andere als ein Gutmensch, also er droht ja auch damit, er schwärzt die Finger, die Daumen ein, die abzuhacken, wenn sozusagen diese Entwöhnung nicht funktioniert [Samel will etwas erwidern] und wenn sich ihm die Menschen entziehen wollen.

Ja, nicht hacken, das ist der kleine Unterschied, er schneidet…

Abschneiden…

Er droht damit. Das Mädchen, was das widerständigste ist gegen seine Unterdrückung, die sagt ihm, wenn er immer sagt, du zerstörst dich selbst und ihr seid zerstört und ich werde euch wieder aufbauen, sagt dieses Mädchen: „Und wer hat dich zerstört?“ Das hat ihn offenbar noch niemand gefragt. Und da fängt auch sein Ende an. Daran zerbricht er auch.

Das ist ein sehr klaustrophobisches, existentialistisches, vielleicht sogar nihilistisches Stück, angesiedelt irgendwo zwischen Beckett, finde ich, ein bisschen, Ionesco und eben dem realen Fall Natascha Kampusch, auch wenn das den Autor Arne Lygre gar nicht gekümmert hat, als er das Stück schrieb.

Der Existentialismus stimmt, der Nihilismus, bin ich mir nicht so ganz sicher, weil es ist, …es gibt noch etwas, es gibt Hoffnung. Ich meine, die Hoffnung ist furchtbar verstellt. Es überlebt der Junge, der den Namen Peter hat. Und ich glaube, der Name Peter ist in jeder Sprache „Der Fels“. Er überlebt auf einem Felsen, nur ob er überleben kann? Er müsste springen.

Es ist der Fels in der Brandung des Nichts. Das ist in einer sehr formbewussten, – Sie haben in einem anderen Gespräch auch gesagt – „designten“ Sprache gehalten, inszeniert von einem sehr formbewussten Regisseur, Stéphane Braunschweig. Wie haben Sie sich diesen Text angeeignet? Wie haben Sie sich den spielbar gemacht?

[schmunzelt] Wir sind jetzt in der dritten, letzten Probenphase hier in Berlin, weil es ist ja eine Koproduktion mit Stéphanes Theater La Colline, das jüngste Nationaltheater in Paris. Da haben wir angefangen zu probieren, und waren natürlich sehr verwundert und das ging einmal ganz leicht und dann ging es überhaupt nicht. Wir haben festgestellt, wir müssen, was zwischen den Worten steht, zum Schwingen bringen. Wie ein Felsabriss.

ie halten Sie es jetzt überhaupt mit der Gegenwartsdramatik? Lygre ist ja jetzt einer der im Moment hoch gehypten, gehandelten an den Theatern dieser Welt norwegischen Gegenwartsdramatiker. Am Wiener Burgtheater, wo Sie ja seit 2004 festes Ensemblemitglied sind, sind Sie ja eher der Mann für die Klassiker.

[lacht] Ja, das stimmt nicht ganz. Wir haben ja jetzt mit dem Stück, was auch nach Berlin kommt, im Januar mit der Andrea Breth natürlich die Stücke von Charms, von Courteline und Cami gemacht, aber auch Alltagsszenen…

Das ist Zwischenfälle.

Das ist Zwischenfälle, genau. Die Autoren, die ich genannt habe, sind sozusagen die Sinnstifter des Abends gewesen. Und darüber hinaus hat Andrea mit dem Ensemble zusammen auf die Gegenwart geschaut und die Merkwürdigkeiten auch von Begegnungen und Zwischenfälle unserer Zeit da mit hineingearbeitet. So sind 52 kleine Szenen entstanden. An der Schaubühne habe ich ja fast jedes Jahr oder jedes zweite Jahr eine Uraufführung gespielt, gut, damals waren die Autoren vor allem Botho Strauß oder Peter Handke und in Wien, das liegt auch wohl daran, dass bestimmte Regisseure, die die junge Dramatik heute zumindest am Burgtheater verwalten, den Blick nicht so sehr auf mich haben. Und ich auch mich nicht für alles interessiere, was gemacht wird, weil ich möchte schon ein Formbewusstsein und ein bisschen eine Intelligenz in der Arbeit erleben dürfen.

Sie haben eben schon erwähnt Ihre Zeit an der Berliner Schaubühne. Da müssen wir natürlich drauf kommen. Sie haben etwa zur gleichen Zeit wie Andrea Breth, die Regisseurin, von Berlin ans Burgtheater Wien gewechselt. Wien liebt seine Schauspieler, sagt man, verehrt sie, Berlin tut das eigentlich gar nicht oder nur in höchst seltenen Fällen. Ist das mit einer der Gründe dafür, dass man Sie in Berlin kaum noch sieht?

Ich habe hier immer Arbeit mit dem Stück Kunst von Yasmina Reza, das könnte ich wahrscheinlich wochenlang vor ausverkauftem Haus am Renaissance-Theater spielen, das ist so ein Selbstläufer geworden mit den beiden Freunden Gerd Wameling und Peter Simonischek zusammen. Aber es gibt sonst keine Angebote aus Berlin. Und da war es in Wien durch die Verabredung mit der Andrea Breth, nach Wien zu kommen, bin ich da hängengeblieben.

Jetzt nehme ich mal an, Sie haben Ihren Berliner Standort, Ihre schöne Wohnung nicht aufgegeben und sind noch öfter in der Stadt. Sybelstraße, auch Legende, wohnen viele Kollegen, Gerd Wameling zum Beispiel oder Jutta Lampe…

Schaubühne, Altersheim, ja [lacht].

Nehmen Sie denn als Besucher, als Publikum die Berliner Theaterlandschaft wahr?

Wenn ich nach Berlin komme wie jetzt, habe ich jeden Tag Probe und dann gehe ich abends nicht ins Theater. Außerdem schaffe ich das dann meistens gar nicht. Nun habe ich aber auch festgestellt, dass es bestimmte Aufführungen gab, wo ich gesagt habe, da wär ich auch gar nicht so gern dabei gewesen. So.

Jetzt gehörten Sie in Peter Steins Schaubühnen-Ensemble – erst am Halleschen Ufer, dann später in der Schaubühne am Lehniner Platz – zu Menschen, die waren sozusagen auf Du und Du mit ihrem Publikum, jedenfalls hatte das Publikum immer das Gefühl: Ach, das ist der Otto, das ist der Bruno und ach, da ist der Udo! Also Sie waren das jüngste männliche Mitglied damals in einem legendären, Theaterepoche prägenden Ensemble. Ist das jetzt endgültig vorbei?

[lacht] Also der Jüngste bin ich nicht mehr. Und ich glaube auch, diese Legende, von der Sie sprechen, das, was wir da bewegt haben, als relativ kleines Privattheater, was ausschlaggebenden – ich möchte nicht übertreiben – aber doch auf Deutschland, auf die deutschsprachigen Theater, bis nach Frankreich und so weiter Einfluss hatte auf den Spielplan. Weil wir da so auch Entdeckerarbeit geleistet haben, also mit dem wunderbaren Dieter Sturm zusammen und dem Peter Stein und den Regisseuren und die natürlich alle da waren und die auch noch arbeiten, größtenteils leider. Mein liebster ist nicht mehr am Leben, der Klaus Michael Grüber, das war der große Fantast. Dieser Blick auf den Menschen, der den Menschen ernst nimmt und der hinter die Fassaden der Sätze, hinter die Worte, sozusagen in das Wesen des Menschen eindringen will, der ist heute nicht mehr so im vordergründigen Interesse.

Wie ist das im Film? Sie haben einen unglaublichen Filmrollenfundus, also in Filmen und auch in Fernsehproduktionen, angehäuft. Ich nehme an, dass Sie beides genauso gerne tun, also Film spielen wie Theater spielen. Wenn Sie jetzt zurückblicken auf ein halbes Lebenswerk im Alter von 58 Jahren, was waren für Sie die Meilensteine?

Natürlich die intensive Arbeit und Auseinandersetzung mit der Musik und der Figur und dem Menschen Franz Schubert. Das ist Die Winterreise oder es gibt den Film Notturno, den gibt es ja in mehreren Fassungen. Dann hat mir große Freude gemacht natürlich die Arbeit mit dem Peter Beck und den Schauspielern hier in Berlin, die Durchreise, weil es sozusagen Berliner Geschichte war und ich einen Menschen spielen konnte, der hier gearbeitet hat, hier gelebt hat und hier versucht hat, das Schrecklichste, was man sich vorstellen kann, also die Apokalypse, zu überleben: ein jüdischer Textilfabrikant. Natürlich waren die Arbeiten mit dem Michael Haneke ganz entscheidend für meine Arbeit beim Film.

Sie wirken heute auf mich wie ein in sich ruhender Buddha. [Samel lacht] Ich meine das durchaus positiv und nicht despektierlich. Was bleibt Ihnen da noch an Herausforderungen? Wo sehen Sie die?

Naja, der Buddha kommt vielleicht ein bisschen daher, dass ich mich schon darauf konzentriere, dass ich bei der Probe die nötige, ruhige Souveränität erreichen kann, weil ich bin vordergründig kein Machtmensch und habe gegen jeden Menschen, der Macht ausüben will, einen ziemlichen Widerwillen und wehre mich zutiefst dagegen. Und jetzt muss ich ja so einen spielen und dann habe ich auf den letzten Proben festgestellt, ich versuche, das hat ein Lehrer mal von mir gesagt, was ich nicht kann, mache ich mit Schwung, also das Böse auch mit Schwung zu machen, und war furchtbar laut und heftig und polterig, und das ist absolut falsch und deshalb versuche ich mich jetzt, so zusammenzureißen, und wirke so ruhig. Na, ich habe vieles gemacht und es gibt ja auch viele, die mir zum Vorwurf gemacht haben, dass ich eben nicht mehr so jung und nicht mehr so hübsch und nicht mehr so schlank bin wie früher, aber das ist ein ganz normaler Vorgang. Ich weiß gar nicht, warum Sie sich da so aufregen, und ich mag gerne guten Rotwein, das gebe ich gerne zu. Ich kann zum Beispiel kein schlechtes Essen mehr essen. Sieht man mir zwar nicht an, aber ich brauche nicht viel, ich brauche nur eine gute Qualität. Und das muss stimmen und mein Körper wehrt sich auch gegen falsches Fast Food oder wie auch immer.

Wo finden Sie das gute Essen?

In den entsprechenden Restaurants, also das heißt, ich gebe mein Geld vor allem in Restaurants aus und bei einem guten Rotwein. Viel mehr brauche ich nicht. Meine Bücher habe ich alle. Ich habe ja alles, was ich brauche. Ich bin versorgt. Das kann natürlich alles, so wie wir ständig Angst gemacht bekommen, in die Binsen gehen oder flöten gehen, da muss man bei sich selber dagegen halten und sagen: Ich habe das Gefühl, ich kann überleben. Ich habe ein bissel sozusagen Winterspeck angesetzt und der hilft mir eine Weile.

Ihr Burg-Kollege Gert Voss hat es ja gewagt sozusagen, an der neuen Berliner Schaubühne ein Gastspiel anzutreten, und ist gemeinsam mit dem jungen Lars Eidinger in Maß für Maß ein Riesenerfolg. Wär so was für Sie nicht auch vorstellbar?

Für mich ist der Schauspieler-Beruf nicht nur eine Berufung, sondern es hat was mit Rufen zu tun. Ich habe nie irgendwo gesagt, jetzt, ich möchte hier arbeiten, es muss ein Vorschlag kommen. Darauf kann ich reagieren. Und darauf reagiere ich dann auch sehr, sehr treu. Ich war ja über zwanzig Jahre an der Schaubühne. Gut, ich habe dann meine Auszeit genommen und war, bevor ich dann ans Burgtheater gegangen bin, im Grunde zehn Jahre frei und habe das ausgenutzt, um auch andere Interessen, damals mit Alan Marks und Sona MacDonald zusammen die Abende, heute mache ich sie mit dem Kuss Quartett, eine vergleichbare literarisch-musikalische Arbeit, und dann habe ich Filme gedreht. Dann habe ich zehn Jahre Opern inszeniert, das wollte ich auch wissen und das hat mir auch Spaß gemacht, obwohl dieser Apparat mir nach wie vor unheimlich ist, weil da geht es auch mir zu wenig um die Kunst. Jetzt habe ich Ihnen im Grunde mein Leben erzählt. Vielmehr passt da auch gar nicht rein.



Exberliner, 12/2011

The real world is difficult to recognize

He claims to be saving them from themselves. Taking them out of their drug-laced urban lives and locking them in a basement on the outskirts of town. But how do his prisoners respond to this extreme intervention? Norwegian playwright Arne Lygre's Days Beneath presents this spine-tingling narrative in a minimalistic, yet riveting evening of theater. And at the helm of the German-language premiere is one of France's most buzz-worthy directors, and artistic director of La Colline – théâtre national, Stephane Braunschweig. Known for his essential takes on classics like Wagner, Brecht and Büchner, this production marks the French director's second appearance at the Haus der Berliner Festspiele's Spielzeit'Europa. Exberliner caught up with him during rehearsals in Dusseldorf to discuss contemporary theater, the internet and the Norwegians.

by Summer Banks

You've worked with actor Udo Samel on both Woyzceck (1999) and Norwegian playwright Henrik Ibsen's Ghosts (2003 and 2006). What's it like working with him for a third time.

As a director I always like to work with the same actors again because I think it allows us to go deeper and deeper. It has to do with trust, which I think is important for good work. I must say, we wanted to work together again but he had no time and I had no time and then, when I read this play, I thought immediately, “That would be a good part for him and that's the reason I'd like to do it.”

What is Samel's role in this production?

The Besitzer (owner) is somebody who takes people to get them out of dependence on drugs using violence. But he is doing that for their own good. He obviously wants to be good to them but he doesn't choose the right method. He is good and evil together, a very complex character. That's what I like about Lygre's plays: you can’t just say the character's crazy. You always have to readjust your point of view on the character and even during the play I think the audience has to change their mind about him many times.

Did the events of the summer in Norway, and Anders Brevik's recent insanity plea, affect the way you see the play?

In Norway the people always think that nothing can happen there, because it's a small country with rich towns, and then suddenly it happens. I did another Lygre play in Paris – his most recent one, I Disappear. The connection with what happened this summer is really strong, but the play was written last year. (With Lygre) you get this feeling of what our world is, and what the questions we are confronted with.

What do you see as Lygre's place in the development of contemporary drama?

We need new plays, not only with strong plots; we need new forms of writing. I think that's very strong in Lygre: There are a lot of violent elements in it that are never really shown on stage. I like that it has to do with violence, but that the way of performing is not violent.

There is also a kind of distance and a humor to it. It eliminates the difficulty of differentiating between the real and fantasy in his theater. This has to do with our difficulty as people to be in reality, now everything is virtual with the internet and television. The real world is difficult to recognize, and I think this theater relates to that.

How do you approach directing such a play?

We don't play realistic and naturalistic; we try to be very essential so that it has bones. The characters move only when they need to move. I always work in a very concrete and emotional style. For the audience, it's way to go through feelings, through emotions, and I'm happy when the emotions bring up some existential questions for the audience.

Why is going to the theater still important for 21st century society?

I think theater brings, to each person coming to see it, a very personal and individual experience, but in a common place. Everybody has this need to be a person and, at the same time, to be part of a society and to understand that each personal point of view is relative to another.

How have your first two years at the Theater La Colline gone?

In Strasbourg, it's a big theater in a quite small city and it was easier to have a good relationship to the audience. In Paris it's quite different because it's a big, big city and there's a lot on offer. La Colline is a theater dedicated to new authors and new forms. There is a quite young audience coming to us and they know they will find something, a new experience and I am glad to provide that.

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Großes Haus
  • Premiere
    14. Januar, 19.30 Uhr
     
Daten Archiv
  • 14. Januar, 19.30 Uhr
  • 11. Oktober, 19.30 Uhr
  • 18. September, 19.30 Uhr
  • 23. Juni, 19.30 Uhr
  • 16. Juni, 19.30 Uhr
  • 5. Juni, 19.30 Uhr
  • 31. Mai, 19.30 Uhr
  • 13. Mai, 19.30 Uhr
  • 5. Mai, 19.30 Uhr
  • 20. April, 19.30 Uhr
  • 6. April, 19.30 Uhr
  • 1. April, 18.00 Uhr
  • 22. März, 19.30 Uhr
  • 7. März, 19.30 Uhr
  • 2. März, 19.30 Uhr
  • 23. Februar, 19.30 Uhr
  • 22. Februar, 19.30 Uhr
  • 15. Februar, 19.30 Uhr
  • 3. Februar, 19.30 Uhr
  • 2. Februar, 19.30 Uhr
  • 23. Januar, 19.30 Uhr
  • 17. Januar, 19.30 Uhr
  • 16. Januar, 19.30 Uhr
  • 14. Januar, 19.30 Uhr